Affichage des articles dont le libellé est éditions du Rocher. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est éditions du Rocher. Afficher tous les articles

jeudi 22 mars 2012

LECTURE : Éloge de l'arrogance de Philippe Vilain



Le deuxième volume lu de cette collection, « Éloge de » aux éditions du Rocher : Éloge de l'arrogance.

Son auteur, Philippe Vilain, est romancier et essayiste. Il a aussi rédigé une préface, « Le donjuanisme est un humanisme » pour Dom Juan publié chez Hatier 2009, et cette information n'est pas superflue lorsque l'on lit Éloge de l'arrogance et les passages consacrés justement au personnage de Don Juan.



Moins orienté vers un argumentaire et vers un véritable panégyrique de ce défaut, l'arrogance, ce livre essaie tout d'abord de définir le terme, tellement flou, tellement proche d'autres termes comme la suffisance, le sentiment de superiorité, la morgue ou l'orgueil...
Un constat aussi : on peut se faire accuser d'arrogance sans vouloir l'être soi-même. Et c'est l'objet d'un court récit, anecdote personnelle qui sert le discours.

Moins orienté vers un argumentaire donc, parce que le livre se présente davantage comme un catalogue de situations où l'on pourrait être face à une forme d'arrogance. Certaines situations évoquées prêtent d'ailleurs à sourire.
Comment lutter contre celui qui fait preuve d'arrogance ? Des conseils concluent l'ouvrage, avec d'autres conseils, à prendre au deuxième degré : comment faire preuve soi-même d'arrogance.

Un intérêt moindre à la lecture de ce volume - vert cette fois !- que pour Éloge du mensonge.

jeudi 15 mars 2012

LECTURE : Éloge du mensonge de Gérard de Cortanze

Première lecture d'un ouvrage de cette collection "Éloge de" aux éditions du Rocher avant celle d'Éloge de l'arroganceÉloge du mensonge, livre de Gérard de Cortanze, romancier et biographe aux très nombreuses publications, tant aux éditions du Rocher, qu'aux éditions Albin Michel ou encore Gallimard.

Écrire sur le mensonge, une gageure, explique l'auteur dès la page 11. Une réussite, est-il possible de conclure après ma lecture.



Le mensonge peut être utile, est moins pernicieux que la vérité crue, dite au mauvais moment. Il est le fait d'un homme habile : un bon menteur a de l'imagination, fait montre de qualités que ne possède pas l'homme qui n'a pour seule vertu que de s'en tenir au vrai. Le mensonge est artistique, pensons au trompe-l'œil, aux motifs baroques. Il est dissimulation ou simulation, et dans ce dernier cas création. Il fait partie de notre vie quotidienne, fait partie du langage avec l'euphémisme. Et que dire de la cérémonie funéraire, ce mensonge autour de la mort ? Le mensonge nous accompagne tout au long de notre vie. Enfant, le premier mensonge est le moyen de maîtriser le réel, d'en infléchir le cours, de ne pas peiner autrui aussi en inventant une vérité autre. 

Un défaut, le mensonge ? Plus tant à nos yeux après la lecture de cette argumentation virevoltante et de ces exemples si parlants.

lundi 12 mars 2012

LECTURE : Collection « Éloge de » de François Cérésa, éditions du Rocher


Collection de petits livres étroits et hauts dans une palette colorée, "Éloge de" comprend Éloge de la vulgarité de Claude Cabanes, Éloge du contraire de François Bott, Éloge du mauvais goût de Frédéric Roux, Éloge de la trahison de Jacques Aboucaya. Le 15 mars seront publiés deux nouveaux ouvrages : Éloge de l'arrogance de Philippe Vilain et Éloge du mensonge de Gérard de Cortanze que j'évoquerai dès leur lecture finie.

Un avant-goût me semble de mise, néanmoins, et voici l'introduction de chaque volume de la collection, rédigée par François Cérésa :


Tout vice a sa vertu.Notamment celle de susciter des commentaires. En fait, tout est dans tout. Le revers de la médaille, le défaut de la cuirasse, l'envers du décor : voilà ce qui compose – ou décompose – admirablement l'âme humaine. Ces défauts, cela va de soi, sont des péchés. Capitaux ou capiteux, ils contreviennent aussi bien aux lois religieuses et à l'éthique philosophique qu'aux volontés divines. Mais ils sont l'apanage de l'homme.
Cette collection ne se propose évidemment pas de plébisciter la vulgarité, l'imposture, le nihilisme, la trahison, la sauvagerie, la tricherie, la luxure, l'arrogance, la duplicité, le snobisme, la perversité, la lâcheté, l'infidélité, l'indiscrétion, l'indifférence ou tout autre travers que l'on trouve en si grande abondance dans le panier de la ménagère, lequel est aussi le cœur des hommes. Elle se propose tout simplement de savoir tirer le meilleur du pire ou, mathématiquement, le plus du moins. Sous le voile transparent de l'ironie, c'est chose faite. Avec « Éloge », une certaine morale y trouve son compte. On peut même dire qu'elle est bien servie. Et cela grâce à l'humour, au talent et au style d'écrivains qui, par l'alchimie du paradoxe, ont su dénicher la qualité d'un défaut, le défaut d'une qualité ou encore le défaut d'un défaut, ce dont nul ne pourra se plaindre.